Présenté en 2026 comme un levier de relance de l’immobilier locatif, le dispositif Jeanbrun peine à transformer l’intérêt fiscal en décisions d’achat. Selon un sondage relayé par PAP, 83 % des répondants indiquent qu’il ne les incite pas à investir prochainement.
Dispositif Jeanbrun : une incitation fiscale jugée insuffisante
Le mécanisme prévoit un avantage fiscal pour les bailleurs privés, mais cet argument ne suffit pas à convaincre lorsque le prix d’acquisition, le financement et les charges pèsent sur la rentabilité immobilière. Pour un ménage qui étudie l’achat d’un logement neuf, la défiscalisation reste secondaire si les loyers attendus ne couvrent pas les coûts.
Immobilier locatif : les freins dépassent la fiscalité
La prudence des investisseurs reflète aussi un marché immobilier où les décisions se prennent sur plusieurs années. Une incitation fiscale peut améliorer un calcul, mais elle ne supprime ni le risque de vacance ni l’incertitude sur les dépenses liées au bien.
Le dispositif Jeanbrun devra donc convaincre sur son fonctionnement concret autant que sur la promesse d’allègement fiscal. Pour les bailleurs privés, le critère décisif reste la capacité de l’investissement locatif à tenir ses comptes sans dépendre uniquement de la défiscalisation.
